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Grenelle de l’environnement


« Grenelle de l’environnement : du discours aux actes ?
Grenelle de l’environnement : penser global, payer local ?


Le Parti socialiste a organisé mardi 23 octobre 2007 une journée de travail rassemblant les maires socialistes de 15 grandes villes qui ont su faire la preuve de leur avance écologique et sociale, en mettant en œuvre des projets quotidiens de transport, d’urbanisme, d’habitat durable, de sobriété énergétique ou de solidarité innovants.

À cette occasion, élus locaux, militants, parlementaires, ont pu échanger sur leurs expériences et esquisser ainsi les prémices de la plate-forme préparée par le Parti socialiste sur ce sujet, en vue des prochaines échéances municipales.

À la veille du “Sarkoshow” destiné à clôturer le Grenelle, les élus locaux étaient unanimes pour s’inquiéter de la duplicité du gouvernement dont les mesures fiscales sont particulièrement inéquitables et biaisent le contexte financier global du développement durable. Il y a là une contradiction totale avec l’engagement sans précédent des autres acteurs du Grenelle et le constat unanime d’une urgence à l’action qui en a émergé.

Ces mesures ont ainsi pour double effet d’aggraver les inégalités sociales et de creuser les déficits publics, privant ainsi l’Etat de tout moyen pour financer le Grenelle de l’environnement, sauf à en faire retomber tout le poids sur les collectivités locales.

Comme François Hollande, les élus présents ont tous dénoncé les moyens dérisoires mis sur la table par le gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui semble avoir pour maxime “penser global payer local” selon le “bon mot” d’un des participants.

Pourtant rien ne sera possible sans un engagement franc et massif de l’État, en termes financiers, comme de pratiques exemplaires, ou de décisions normatives et réglementaires plus ambitieuses.

Pourtant, comme le montrait Béatrice Marre, en conclusion, d’autres choix auraient été possibles sur des sujets aussi déterminants que le logement, les transports, ou la santé, si le gouvernement n’avait pas dilapidé 15 milliards annuels inutilement avec son paquet fiscal.

Ainsi pour ne citer que trois exemples le gouvernement aurait pu choisir de :
• Revenir au financement à 50% des infrastructures de transports en commun en site propre supprimé par la droite, soit 3 milliards d’euros sur 5 ans ;
• Financer un plan très ambitieux de rénovation des logements avec pour objectif 5 millions de logements datant d’avant 1975 (25% du parc) en 5 ans, pour un montant de 30 milliards d’euros annuels, finançant le tiers du coût des travaux (source : CAPEB).
• Un vrai plan santé environnement qui s’attaque en particulier fermement à la diminution de l’usage des pesticides, au cœur des préoccupations de nos concitoyens et une application ambitieuse de la directive REACH sur les produits industriels

ps-angres
02/11/05