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Politique sociale

Un discours de confrontation sociale

La gauche est au pied du mur.
Le président de la République vient de prononcer un discours de confrontation sociale. En prétendant mettre à plat toute « notre organisation sociale », il s’attaque frontalement à trois fondamentaux de l’Etat social dans notre pays : le contrat de travail, la retraite et l’assurance maladie.

Pour cela il a multiplié les bobards destinés à noircir les performances de notre économie et à effrayer les Français :
- la France ferait moins bien que toute l’Europe en matière de chômage alors que la première puissance économique européenne, l’Allemagne, a le même taux de chômage que nous et que les taux officiels de nombreux pays anglo-saxons et du nord son artificiellement dégonflés grâce à l’explosion du nombre de travailleurs invalides.
- les 35h auraient aggravé le chômage, alors même qu’elles ont créé au moins 300 000 emplois d’après le ministère du travail et que c’est depuis leur démantèlement que l’emploi ralentit
- les régimes spéciaux seraient le principal problème à résoudre pour assurer l’équilibre des régimes de retraite, alors qu’ils ne concernent aujourd’hui que 4,5 % des actifs et n’en concerneront plus que 1,6 % en 2025.
Par le dénigrement infondé de notre pays, le président de la République prétend démontrer que les Français souffriraient d’ « un trop plein de droits ». C’est une injure faite aux millions de pauvres, de travailleurs précaires et de chômeurs dont les droits sont ignorés ou piétinés.
La gauche a un devoir de résistance frontal dans cette confrontation.

ps-angres
02/11/05